Nicolas Moreno et les masculinistes français
Nicolas Moreno est l’un des chefs de file des masculinistes français, très actif sur les réseaux sociaux, sur le terrain et très médiatisé depuis sa montée sur grue avec Serge Charnay dans la nuit du 14 février 2013.
Nicolas Moreno est également le vice-président du collectif Copco dont la co-présidente est Brigitte Volmat (la mère de Nicolas Moreno), le second co-président Laurent Guerton (un père ayant harcelé sa fille et la mère) et le secrétaire Scott Reiss (un père condamné pour agression sexuelle sur sa fille de 3 ans).
« Nicolas Moreno, accusé de violences conjugales par son ex-compagne, assure que toutes les procédures ont été classées sans suite, après une «médiation pénale». Scott Alexander Reiss, autre membre fondateur du Copco, comparaîtra de son côté le 7 novembre en correctionnelle pour agression sexuelle sur sa fille à Privas (Ardèche) » (source)
« Scott Reiss a été condamné deux fois pour agression sexuelle sur sa fille, la deuxième fois en appel à vingt-quatre mois de prison avec sursis. Il a aujourd’hui déposé un pourvoi en cassation. » (source)
« Depuis le 4 juin 2013, un père [Laurent Guerton] et ses amis diffusent publiquement sur Facebook (statut « public ») une vidéo dans laquelle on le voit harceler son ex-compagne et sa petite fille de 3 ans. (…) Cette vidéo est un harcèlement filmé par le père lui-même et commenté notamment par Philippe Louvet et SVP Papa, soit des personnes liées au Printemps des Pères et au mouvement des grues. » (source)
« C’était il y a plus d’un an. Serge Charnay s’était retranché dans une grue pour réclamer le droit de voir son enfant. Il vient d’être condamné à quatre mois de prison pour avoir « omis » de ramener son fils à l’issue d’un droit de visite. (…) Un an plus tard, Serge Charnay n’est plus sur une grue mais il fait à nouveau parler de lui. Il vient d’écoper, une nouvelle fois, d’une peine de prison pour avoir enlevé son fils. » (source : Serge Charnay: de la grue à la prison, parcours d’un masculiniste enragé… parmi d’autres
Finalement, beaucoup de ces pères grimpeurs ont fait l’objet d’accusations de violences envers leurs enfants et/ou leur mère, parfois ces accusations ont donné lieu à des condamnations et des peines de prison.
Le faux problème des « pères lésés »
Les statistiques que les masculinistes produisent pour faire croire à une justice qui les léserait sont totalement fausses ou tronquées pour pouvoir les interpréter à volonté. Les statistiques gouvernementales françaises démentent de façon limpide ces allégations :
« – 93% des pères et 96% des mères obtiennent satisfaction devant le Juge des Affaires Familiales – un taux de satisfaction frôlant l’équité.
– 15,3% des pères demandent la résidence exclusive et 12,4% l’obtiennent.
– 18,8% des pères demandent la résidence alternée et 17,3% des pères l’obtiennent.
Les 1,5% des refus de résidence alternée sont justifiés par » l’intérêt supérieur de l’enfant « , mais une garde élargie est souvent proposée au père.
– 71% des parents choisissent ensemble de confier la résidence principale à la mère.
– 7,9% des pères ne se prononcent pas sur leur souhait d’accueillir l’enfant ou non (entendez : ils ne se présentent pas à l’audience) – soit 4 fois plus d’absentéisme que les mères.
– Seul 10% des séparations sont classifiés « conflictuelles » concernant le mode de résidence. » (source)
Si une majorité d’enfants vivent chez leur mère, c’est donc uniquement parce que les parents l’ont décidé d’eux-mêmes, d’un commun accord. Rien à voir avec des conflits de garde qui sont d’ailleurs très minoritaires (à peine 10 % en France).
Les pères qui se disent « lésés » par la justice sont pour la plupart des pères pour lesquels des décisions de justice protègent les enfants parce que des violences ont été signalées. Donc, ils ne sont pas « lésés », mais éloignés pour protéger les enfants.
Pour la Suisse, nous n’avons pas trouvé de statistiques gouvernementales concernant les droits de garde et intégrant les raisons précises pour lesquelles les enfants sont confiés à la mère ou au père (commun accord des parents, par exemple), le nombre de conflits de garde et le nombre de situation où le père se désintéresse des enfants. Les masculinistes suisses peuvent donc dire n’importe quoi et profiter de ce flou en prétendant qu’il y aurait une spécificité suisse (sic). On se demande laquelle puisque les parents suisses sont probablement autant capables que les parents français de décider d’un commun accord de la garde des enfants et qu’il n’y a probablement pas plus de conflits de garde en Suisse qu’en France.
Catégories :
masculiniste, garde alternée, imaginaire, Lewis Caroll, pedophile, Agression sexuelle, pédocriminel, inceste, violences conjugales, viol