Voici un exemple parfait de la culture du viol.

À 20 ans il met enceinte une fillette de 11 ans

Un jeune homme de 20 ans a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à Boulogne-sur-Mer…
8 février 2007
Un jeune homme de 20 ans a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) pour avoir eu une relation sexuelle avec une fillette de 11 ans, devenue mère neuf mois plus tard.

Crise d’appendicite

La procureure de la République avait requis douze mois avec sursis à l'encontre de ce militaire jugé à huis clos pour atteinte sexuelle sur mineure de 15 ans. Le jeune homme, qui a reconnu l'enfant, a par ailleurs été condamné à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la jeune fille, mère d'une fille de onze mois.

Aujourd'hui âgée de douze ans et demi, la jeune mère, au visage encore poupin, s'est présentée à l'audience accompagnée de son père. Si elle avait découvert sa grossesse quelques mois après sa relation avec le jeune homme, elle l'avait cachée à son entourage jusqu'à la fin et c'est en mars 2006, en l'emmenant à l'hôpital pour ce qu'ils pensaient être une crise d'appendicite, que ses parents ont appris que leur fille s'apprêtait à accoucher. Agés de 28 ans, son père ouvrier et sa mère, une femme au foyer, ont eu quatre autres enfants.
«C'est une décision sage, rendue dans la sérénité. Il a reconnu ne pas l'avoir repoussée, cela constitue une atteinte (sexuelle)», a estimé à l'issue du procès l'avocate du prévenu Isabelle Pauwels, en précisant que son client n'avait pas l'intention de faire appel.

Test ADN

Au début de l'audience, les parents de la jeune fille avaient demandé que les faits soient requalifiés et renvoyés devant la cour d'assises du Pas-de-Calais. «Je considère comme ma cliente qu'il s'agit d'un viol, je ne pense pas qu'un sentiment amoureux puisse aller jusqu'à une relation sexuelle consentie quand on a onze ans», avait expliqué hors-audience leur avocate, Bachira Hamani. Le tribunal ne l'a pas suivie, estimant que la contrainte n'a pas été établie.

Connu de la famille, le jeune homme avait rapidement mis fin à leur relation naissante. Il s'était engagé quelques mois plus tard dans l'armée et été affecté à Mourmelon (Marne), n'apprenant sa paternité qu'à l'issue d'un test ADN auquel les policiers l'avaient soumis. Selon son avocate, il souhaite depuis «rencontrer son enfant», mais a-t-elle ajouté: «Le temps doit faire son oeuvre.»

On ne peut qu'être frappé par un tel cynisme, une telle déshumanisation de cette jeune fille. Avec la complicité de la justice, procureur compris.