La confrontation ou la double peine

Des victimes jamais préparées


De mes séjours au Canada j'ai retenu que les victimes, quelque soit leur âge, étaient préparées au long cheminement de l'enquête, au dédale des
procédures et aux différentes confrontations avec leur agresseur.
En France, j'ai pu remarquer que ce n'était jamais le cas et c'est ainsi que des victimes se retrouvent dans une salle d'attente à proximité de leur avocat, en attente de la confrontation devant le juge. Même en présence de l'avocat de la partie civile, l'agresseur ne manquera pas d'user de son emprise et de la fragilité de sa victime.
Ce travail de préparation qui peut s'étaler sur de nombreuses années fait partie des missions premières du CAVACS. Elle comporte un volet d'information juridique mais aussi une un volet de "coaching", une préparation psychologique qui permette à la victime de surmonter ses craintes face au juge, son anxiété et sa terreur face à l'agresseur.
On peut être étonné d'évoquer la crainte d'une victime face au juge car on pourrait s'attendre à une certaine bienveillance de sa part.
Cependant la victime aura, au préalable, croisé des enquêteurs, des experts qui n'auront pas toujours manifesté leur bienveillance.

Trop souvent la victime, par sa plainte et sa parole, doit, seule, faire face à des agresseurs au-dessus de tout soupçon, les accusations de fausses allégations seront son lot.

Il s'agit bien pour la victime d'une double peine, la première, celle de l'agresseur, la deuxième celle d'une société qui fonctionne sur la banalisation des agressions sexuelles intrafamiliales. Et, si l'on s'en tient à l'actualité quotidienne, des viols et agressions sexuelles, en général.


 

Catégories :
#SAP, Agression sexuelle, pédocriminel, inceste, violences conjugales, viol

 



Dernière mise à jour : 15 novembre 2015
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