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Féministes suisses abolitionnistes, résolument anti-patriarcales et apolitiques

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La question des mouvements masculinistes est importante car ce mouvement né dans les années 80 s'est doté d'outils très efficaces pour lutter contre les mères qui défendent et protègent leur enfant des prédations masculines. Leur stratégie s'appuie sur une certaine complaisance des medias et sur le déni ostentatoire des violences intra-familiales. Si l'article qui suit semble référer à la Suisse, on peut sans se tromper en appliquer le contenu à la France.

 

Le mouvement masculiniste

 

Pour celles et ceux qui l’ignorent, le masculinisme est un mouvement réactionnaire international qui se cache derrière la belle appellation de « droits des pères ». A ce sujet, voir l’édifiante enquête d’Arte (2005) intitulée «In nomine patris » (au nom du père) et le dossier de l’enquête d’Arte.

Voir également deux excellents articles de la journaliste Donde Vamos, spécialiste de la pédocriminalité : « Les masculinistes, une menace pour les droits des femmes et des enfants » et « Pro pères, masculinisme et justice: un mélange explosif contre les femmes et les enfants »

Et l’article « Masculinisme et pédophilie » de Patric Jean, avec mention d’intervenants actifs en Suisse : « En infiltrant des mouvements masculinistes (pour mon film « la domination masculine ») J’ai moi-même été témoin de conversations de certains des militants qui argumentaient sur la manière de se prémunir de toute inculpation pour agression sexuelle sur ses enfants (suite à une « fausse allégation » de la mère évidemment). Certains d’entre eux n’ont pas caché leur sympathie pour un père incestueux condamné à plusieurs années de prison et qu’ils considèrent comme « un héros de la cause ». Un des témoins a même donné à son chien le nom d’un pédophile incarcéré »
Sachant cela, comment un tel engagement est-il possible pour Christine Bussat qui est le fer de lance de la lutte anti-pédophile en Suisse ? Ne sait-elle pas que beaucoup de pères qui ne voient pas leurs enfants ont été accusés de pédocriminalité et/ou d’autres violences et que les mesures d’éloignement de ces pères ont été ordonnées par des tribunaux qui tentent de protéger les enfants ? Ne sait-elle pas non plus que les mères qui ne présentent pas leurs enfants aux pères agissent ainsi pour protéger leurs enfants de ces violences, notamment de la pédocriminalité paternelle ?
D’ailleurs, Markus Theunert, le masculiniste le plus célèbre de Suisse,président du mouvement de défense des hommes et des pères(männer.ch) a proposé d’introduire la pornographie à l’école pour les enfants de moins de 16 ans. Or, exposer des enfants à de la pornographie est un acte illégal et constitue même une stratégie de grooming (emprise) utilisée par les pédocriminels.
Markus Theunert venait d’être nommé premier délégué zurichois aux questions masculines. C’est à ce moment-là, en juillet 2012, qu’un journal a révélé qu’il avait proposé fin 2011 de faire changer la loi pour que la pornographie soit introduite dans les écoles pour les enfants en-dessous de 16 ans. L’affaire ayant fait grand bruit, Markus Theunert a été contraint de démissionner 3 semaines après avoir pris son poste, sommé de choisir entre la présidence du mouvement de défense des hommes et des pères männer.ch et son nouvel emploi.

Le discours masculiniste

Le masculinisme est une idéologie violemment anti-féministe (anti-femmes et anti-mères) qui vise la perpétuation de la loi du père et la régression des droits des femmes.
Dans le monde entier, le discours est toujours le même : les pères seraient défavorisés, lésés, etc. En réalité, ce qui semble être au centre de cette lutte, c’est la volonté de ne pas payer la pension alimentaire.
Pour savoir ce qu’est le masculinisme, rien de mieux que le petit guide, très bien fait, téléchargeable sur cette page : Contre le masculinisme. Petit guide d’autodéfense intellectuelle

On y retrouve les thématiques favorites des masculinistes : les pères bafoués, les violences subies par les hommes et la prétendue « crise de la masculinité ».
Dans la 2
e partie du guide intitulée « Que cache la « cause » des pères? », on trouve les thèmes suivants :

– Derrière la bataille pour la garde alternée : l’argent
– La plupart des litiges portent sur la pension alimentaire
– La garde alternée, ou comment se décharger sur d’autres femmes
– Les mères manipulatrices et le « Syndrome d’Aliénation Parentale »
– En filigrane : remettre en cause le droit des femmes à disposer de leur corps

Dans la 3e partie intitulée « Hommes battus, femmes violentes ? », voici quelques thèmes abordés :

– La violence d’hommes contre d’autres hommes
– La « co-responsabilité » de la violence : une théorie dangereuse
– Le viol des hommes : une pratique d’hommes contre d’autres hommes
– Le viol : un crime contre les femmes
– Rendre les femmes responsables du suicide des hommes.

Nicolas Moreno et les masculinistes français

Nicolas Moreno est l’un des chefs de file des masculinistes français, très actif sur les réseaux sociaux, sur le terrain et très médiatisé depuis sa montée sur grue avec Serge Charnay dans la nuit du 14 février 2013.
Nicolas Moreno est également le vice-président du collectif Copco dont la co-présidente est Brigitte Volmat (la mère de Nicolas Moreno), le second co-président Laurent Guerton (un père ayant harcelé sa fille et la mère) et le secrétaire Scott Reiss (un père condamné pour agression sexuelle sur sa fille de 3 ans).
« Nicolas Moreno, accusé de violences conjugales par son ex-compagne, assure que toutes les procédures ont été classées sans suite, après une «médiation pénale». Scott Alexander Reiss, autre membre fondateur du Copco, comparaîtra de son côté le 7 novembre en correctionnelle pour agression sexuelle sur sa fille à Privas (Ardèche) » (source)

« Scott Reiss a été condamné deux fois pour agression sexuelle sur sa fille, la deuxième fois en appel à vingt-quatre mois de prison avec sursis. Il a aujourd’hui déposé un pourvoi en cassation. » (source)
« Depuis le 4 juin 2013, un père [Laurent Guerton] et ses amis diffusent publiquement sur Facebook (statut « public ») une vidéo dans laquelle on le voit harceler son ex-compagne et sa petite fille de 3 ans. (…) Cette vidéo est un harcèlement filmé par le père lui-même et commenté notamment par Philippe Louvet et SVP Papa, soit des personnes liées au Printemps des Pères et au mouvement des grues. » (source)
« C’était il y a plus d’un an. Serge Charnay s’était retranché dans une grue pour réclamer le droit de voir son enfant. Il vient d’être condamné à quatre mois de prison pour avoir « omis » de ramener son fils à l’issue d’un droit de visite. (…) Un an plus tard, Serge Charnay n’est plus sur une grue mais il fait à nouveau parler de lui. Il vient d’écoper, une nouvelle fois, d’une peine de prison pour avoir enlevé son fils. » (source : Serge Charnay: de la grue à la prison, parcours d’un masculiniste enragé… parmi d’autres

Finalement, beaucoup de ces pères grimpeurs ont fait l’objet d’accusations de violences envers leurs enfants et/ou leur mère, parfois ces accusations ont donné lieu à des condamnations et des peines de prison.

Le faux problème des « pères lésés »

Les statistiques que les masculinistes produisent pour faire croire à une justice qui les léserait sont totalement fausses ou tronquées pour pouvoir les interpréter à volonté. Les statistiques gouvernementales françaises démentent de façon limpide ces allégations :

« – 93% des pères et 96% des mères obtiennent satisfaction devant le Juge des Affaires Familiales – un taux de satisfaction frôlant l’équité.
– 15,3% des pères demandent la résidence exclusive et 12,4% l’obtiennent.
– 18,8% des pères demandent la résidence alternée et 17,3% des pères l’obtiennent.

Les 1,5% des refus de résidence alternée sont justifiés par  » l’intérêt supérieur de l’enfant « , mais une garde élargie est souvent proposée au père.
– 71% des parents choisissent ensemble de confier la résidence principale à la mère.

– 7,9% des pères ne se prononcent pas sur leur souhait d’accueillir l’enfant ou non (entendez : ils ne se présentent pas à l’audience) – soit 4 fois plus d’absentéisme que les mères.
– Seul 10% des séparations sont classifiés « conflictuelles » concernant le mode de résidence. » (source)

Si une majorité d’enfants vivent chez leur mère, c’est donc uniquement parce que les parents l’ont décidé d’eux-mêmes, d’un commun accord. Rien à voir avec des conflits de garde qui sont d’ailleurs très minoritaires (à peine 10 % en France).
Les pères qui se disent « lésés » par la justice sont pour la plupart des pères pour lesquels des décisions de justice protègent les enfants parce que des violences ont été signalées. Donc, ils ne sont pas « lésés », mais éloignés pour protéger les enfants.

Pour la Suisse, nous n’avons pas trouvé de statistiques gouvernementales concernant les droits de garde et intégrant les raisons précises pour lesquelles les enfants sont confiés à la mère ou au père (commun accord des parents, par exemple), le nombre de conflits de garde et le nombre de situation où le père se désintéresse des enfants. Les masculinistes suisses peuvent donc dire n’importe quoi et profiter de ce flou en prétendant qu’il y aurait une spécificité suisse (sic). On se demande laquelle puisque les parents suisses sont probablement autant capables que les parents français de décider d’un commun accord de la garde des enfants et qu’il n’y a probablement pas plus de conflits de garde en Suisse qu’en France.

Catégories :
masculiniste, garde alternée, imaginaire, Lewis Caroll, pedophile, Agression sexuelle, pédocriminel, inceste, violences conjugales, viol

 



Dernière mise à jour : 08 décembre 2015
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