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Accompagnement des victimes d’actes à caractère sexuel

 

Téléchargez la plaquette d’information :
https://drive.google.com/file/d/0B76aUTCI0WGEV2NfYVRrZ21OdDg/view?usp=sharing

Formation sur deux ans

Demande de certification en cours

Responsable de la formation :
Illel Kieser ‘l Baz –diplômé de l’Institut de Formation des Psychologues Cliniciens – Anthropologue

Avec Martine Burger, infirmière DE, Imagothérapeute,
Célia Moutier, psychologue clinicienne en formation (Nantes),
Et intervenants extérieurs à définir selon les matières abordées

Public concerné : Professionnels, psychologues, médecins, psychiatres, infirmiers, éducateurs, avocats, etc. concernés par l’accompagnement des victimes d’actes à caractère sexuel et de leur parent protecteur.
Sont également bienvenues les personnes non professionnels concernées par ces problématiques souhaitant s’engager dans une pratique rigoureuse.

Déroulement : La formation se déroule par petits groupes  (moins de 12 personnes) sur deux ans : 5 week-end par an hors vacances scolaires et un stage de 5 jours en Juillet. Soit 80h sur les WE, 50h lors du stage d'été. Soit un total de 260h sur deux ans ;
S'ajouteront les heures d'élaboration de documents fournis par le/la stagiaire
Un mémoire de fin d’études est demandé pour l’obtention de la certification ;
Plusieurs accompagnements sous contrôle du formateur.

Coût annuel :  Particuliers :         900€
                         Professionnels : 1 200€
                         Institutions :      1 500€
– prendre contact avec notre secrétariat pour toute demande spécifique.

Accompagnateur de victimes d’actes à caractère sexuel
Soutien au parent protecteur quand il s’agit d’enfant

État des lieux

Dans les affaires de violence intrafamiliale qui concernent notamment les enfants et principalement les violences sexuelles, adultes protecteurs et enfant se retrouvent seuls face à un dédale de procédures, de la plainte au procès, qui génèrent souvent angoisses inquiétudes et questions sans réponse. Le moins que l’on puisse dire est que l’accueil fait au signalement manque d’humanité et d’empathie.
Accompagner les jeunes victimes est de la toute première importance, manière de donner à l’enfant un point de repère incarné par une personne neutre mais bienveillante. Cette présence est également de toute première importance pour les adultes protecteurs.

Cette fonction dont l’exercice est peu connu en France, sinon par des éducateurs référents au sein d’institutions d’accueil des victimes. Elle demeure toutefois morcelée car elle se heurte à la fragmentation des organismes de tutelle.

Or, en France, les enfants et les adolescents maltraités sexuellement, n’ont pas toujours l’écoute et l’attention de ceux censés les protéger. Ils se trouvent parfois maintenus dans des environnements violents et sacrifiés sur la scène des dysfonctionnements à l’œuvre : diabolisés, traités de menteurs, de fabulateurs, d’enfants manipulés ou manipulateurs.
Les adultes protecteurs qui sont à l’origine du signalement, risquent souvent d’être confrontés eux-mêmes à un a priori de suspicion, si ce n’est l’objet de plainte pour diffamation ou dénonciation calomnieuse.

Quant aux adultes, des femmes le plus souvent, qui portent plainte après un viol, malgré toutes les déclarations des institutions, c’est un véritable dédale de doutes, d’indifférence parfois, qu’elles devront parcourir.

Rien n’est prévu par les autorités pour informer les victimes ou les parents protecteurs des épreuves qui les attendent, de l’instruction au procès si l’on y parvient. Le parcours judiciaire est parfois un calvaire auquel la victime ou son protecteur ne sont nullement préparés.

Manque de formation des personnels instructeurs, gendarmes ou policiers ; recueil de témoignage en forme d’interrogatoire, souvent dans des open space, absence de rigueur dans le recueil de ces témoignages, caméras en panne, enfant interrogé sans préparation, seul, etc. Le code de procédure pénale semble ignoré par beaucoup d’instructeurs (même s’ils sont de bonne foi).

Des avocats plutôt préparés à défendre des délinquants que des victimes, peu réceptifs voire opposés à toute forme de collaboration avec des intervenants extérieurs à leur spécialité. Des avocats prêts à accepter des arrangements de correctionalisation de viol « pour désengorger les tribunaux »...

Côté suivi psychologique, la victime est confrontée à la lenteur de lieux d’accueil saturés.
La prise en charge thérapeutique d’un enfant ou d’un adolescent attendra donc, le temps que les centres médico psychologiques qui dépendent des hôpitaux de tutelle libèrent une place, six mois au minimum. Si bien que le recours à des praticiens en libéral devient une pratique évidemment onéreuse pour la victime.
S’agissant du suivi psychologique, il est très difficile de recueillir des informations cohérentes sur les séquelles possibles de traumas sexuels ou physiques.
Le plus grand flou existe quant aux différentes thérapies possibles. Au mieux on se contentera d’un suivi fondé sur la verbalisation, ignorant en cela que dans ces circonstances, les émotions, les sentiments qui accompagnent les traumas ne peuvent se formuler par la parole ; qu’il existe des moments et des cycles dans la réparation d’un traumatisme. Une abondante documentation, en anglais, circule à ce sujet en Amérique du Nord, États-Unis et Canada, quasiment ignorée en France.
Enfin, si l’utilité des groupes de parole pour les victimes n’est plus à démontrer, très peu sont organisés en France. Et, la plupart du temps ce sont des associations de victimes qui s’en chargent avec l’aide de bénévoles et sans aide extérieure, qu'elle vienne des pouvoirs publics ou de soutiens privés. Ce qui rend difficile l’accès à des professionnels qualifiés tant du point de vue juridique que psychologique. La demande est énorme et peu de professionnels consentent à consacrer bénévolement une partie de leur temps. Les bonnes volontés, d’où qu’elles viennent ne suffisent pas.

Rôle et fonction de l’accompagnateur/trice

Les contenus enseignés

Le détail de l’ensemble par matière peut vous être envoyé sur demande.

Une introduction à la Méditation de pleine conscience – Mindfulness – est associée
Chaque matière est enseignée par un intervenant spécialisé


Éléments de méthode
Mise en situation – étude de cas – groupes de parole centré sur l'écoute ;
Apprentissage du soutien par Internet, mails, Skype, etc. ;
Commentaires et débats à partir des documents du centre de ressources documentaires ;
Chaque stage sera suivi de travaux personnels.

Lieu des stages
Les stages se déroulent au Gîte La Paguère – 31230 Mauvezin – 60km S.-O.  de Toulouse
Localisation et itinéraire sur le site lapaguere.com
Un covoiturage est possible à partir de Toulouse. Hébergement sur place en chambre individuelle ou en petit dortoir (pas plus de 3 personnes). Repas en commun – une grande cuisine est à disposition. Pour des dispositions alimentaires particulières, nous demander. Tarifs d'hébergement sur demande.

Dates et organisation
Les stages se déroulent en intensif, soit environ 10h par jour. Début samedi à 9h – fin dimanche à 17h 30 ;
5 week-end répartis pour la première année du samedi18 novembre 2017  au 5 mai 2018 – les autres dates vous sont données avec les autres renseignements concernant la formation.

Le stage de juillet se déroule du 18 au 22 juillet 2018 inclus.
Chaque stagiaire aura un animateur référent qui l’accompagnera tout au long de sa formation.